Armour GS Vaporesso, régler son tirage direct pas à pas
Sur le papier, l’Armour GS Vaporesso ressemble à un pod de plus, avec ses 80 watts, son écran couleur et sa cartouche remplie par le haut. En main, c’est une autre histoire. Un accu 18650 à choisir soi-même, quatre positions d’air au sommet, deux résistances aux plages de puissance très éloignées, rien n’y est réglé d’avance. Mal accordés, ces paramètres donnent une vapeur brûlante ou un tirage creux. Bien accordés, ils dessinent une inhalation directe d’une grande précision.
L’Armour GS Vaporesso se règle avec trois curseurs
Le tirage de l’Armour GS Vaporesso dépend de trois réglages qui doivent avancer ensemble, la résistance GTX montée dans le pod, la puissance envoyée par le chipset AXON et l’ouverture de l’airflow situé au sommet de la cartouche.
Vaporesso livre deux résistances mesh, une GTX de 0,15 ohm préinstallée, conseillée entre 60 et 75 watts, et une GTX de 0,3 ohm, conseillée entre 32 et 45 watts. La puissance va de 5 à 80 watts, et l’arrivée d’air compte quatre positions.
La méthode tient en une phrase. On choisit d’abord la résistance, qui fixe le volume de liquide vaporisé, on règle ensuite la puissance en partant du bas de sa plage, et l’on ouvre l’air en dernier, jusqu’à une aspiration franche qui ne siffle pas. L’air évacue la vapeur, il ne rattrape jamais une chauffe excessive.
Ce que contient la boîte, et ce qu’il faut ajouter
Le kit est vendu sans accu. Selon la liste publiée par Vaporesso, la boîte contient le mod Armour GS, un pod G Series en version DTL, la résistance GTX de 0,15 ohm déjà en place, une seconde GTX de 0,3 ohm, un câble USB-C et le manuel.
Le mod mesure 126 x 39 x 28 mm. Il accueille un unique accu 18650 dans un compartiment placé sous l’appareil, fermé par une trappe. Un écran TFT couleur de 0,96 pouce affiche la puissance, la valeur de résistance et l’état de l’accu, et deux boutons placés sous l’écran ajustent les watts.
L’airflow du haut, quatre positions pour le tirage direct
Sur ce pod, l’air n’entre pas par la base de la cartouche, comme sur beaucoup de modèles, mais par le sommet, sous l’embout. Vaporesso annonce quatre niveaux de réglage et présente cette arrivée d’air haute comme un moyen de réduire les fuites.
Loin du bain d’e-liquide, ces entrées d’air hautes ne laissent plus de sortie directe au liquide qui déborde du coton, et le fabricant ajoute au fond du pod une structure qui retient les condensats.
Quatre positions suffisent à couvrir deux styles. Les plus ouvertes vont à la résistance de 0,15 ohm utilisée dans le haut de sa plage, les plus fermées à la 0,3 ohm, qui produit moins de vapeur et supporte un tirage plus restreint. Notre article sur l’inhalation directe et restreinte détaille ces deux styles.
Le bon repère reste le bruit et la chaleur. Un sifflement d’air sans vapeur signale un airflow trop ouvert pour la puissance réglée. Une vapeur chaude qui pique la gorge signale l’inverse, une puissance que l’air n’arrive plus à refroidir.
Résistances GTX, la bonne plage de watts sur l’Armour GS Vaporesso
La cartouche G Series accepte toute la plateforme GTX de la marque, mais le fabricant ne met pas toutes ces résistances sur le même plan. Cette nuance est l’information la plus utile pour régler son tirage direct.
Les plages annoncées par Vaporesso
| Résistance GTX mesh | Plage annoncée | Statut chez le fabricant | Tirage visé |
|---|---|---|---|
| 0,15 ohm (livrée) | 60 à 75 W | conseillée | DL très aérien |
| 0,2 ohm | 45 à 60 W | conseillée | DL |
| 0,3 ohm (livrée) | 32 à 45 W | conseillée | DL modéré |
| 0,4 ohm | 26 à 32 W | conseillée | DL modéré |
| 0,6 ohm | 20 à 26 W | conseillée | RDL |
| 0,8 ohm | 12 à 16 W | compatible | RDL serré |
| 1,2 ohm | 8 à 12 W | compatible | proche du MTL |
Les GTX de 0,8 et 1,2 ohm se montent dans la cartouche, mais Vaporesso ne les classe pas parmi ses recommandations pour ce modèle, livré avec un pod DTL pensé pour l’inhalation directe.
Partir du bas de la plage, puis monter
Quelle que soit la résistance, on démarre au bas de sa plage, puis l’on monte par paliers de deux ou trois watts jusqu’à l’ouverture des saveurs. Le haut de chaque plage est une limite, pas un objectif. Notre guide sur le choix de la valeur de résistance détaille ce raisonnement.
Côté modes, le Smart ajuste la puissance selon la résistance détectée, l’ECO modère la montée en puissance pour ménager l’accu, et le Neo Pulse est présenté par les revendeurs comme une sortie stable jusqu’à 10 % de charge.
L’accu 18650, le maillon que l’on choisit soi-même
C’est la vraie particularité de l’Armour GS Vaporesso face aux pods à batterie intégrée. L’accu n’est pas fourni, et son choix pèse directement sur le tirage, parce qu’une résistance de 0,15 ohm poussée à 75 watts réclame beaucoup de courant.
Le calcul tient en une ligne. L’intensité tirée sur l’accu vaut la puissance divisée par la tension. À 75 watts et 3,7 volts, la tension nominale d’un accu lithium-ion, on obtient déjà 20,3 ampères, avant même les pertes du chipset. Si la tension descend à 3,2 volts, accu presque vide, la même puissance demande 23,4 ampères.
L’accu doit donc annoncer un courant de décharge continu, le CDC des fiches techniques, qui couvre ce besoin avec de la marge. La capacité en mAh, elle, ne dit rien de cette aptitude.
Trois règles de bon sens complètent ce choix. Respecter la polarité indiquée dans le compartiment, écarter tout accu à la gaine fendue ou abîmée, et transporter un accu sorti de l’appareil dans un étui isolant, jamais au contact de clés ou de pièces.
Accorder le liquide à la puissance
Une résistance mesh de 0,15 ohm réglée au-delà de 60 watts vaporise beaucoup de liquide à chaque bouffée. Elle réclame un e-liquide riche en glycérine végétale, plus épais, qui alimente le coton sans le noyer. Les revendeurs conseillent un minimum de 60 à 70 % de VG selon les boutiques.
Un liquide trop chargé en propylène glycol, plus fluide, traverse le coton trop vite et favorise crachotements et fuites.
Le dosage de nicotine relève du confort, jamais d’une règle. À volume de vapeur élevé, un même dosage se ressent plus nettement en gorge qu’en tirage serré, et le réglage se fait progressivement, au même titre que la puissance.
Fuites, goût de brûlé et condensats sur l’Armour GS Vaporesso
Le goût de brûlé vient presque toujours d’une résistance neuve mal imbibée, ou d’une puissance trop haute pour le liquide. Après un changement de GTX, on dépose quelques gouttes de liquide sur le coton, on remplit le pod et l’on patiente plusieurs minutes avant la première bouffée, à puissance basse.
Les fuites tiennent souvent à un remplissage trop rapide ou à un pod rempli à ras bord. On laisse un léger volume d’air sous le bouchon, et l’on vérifie que la résistance est bien enfoncée au fond de la cartouche.
Les condensats apparaissent surtout avec les bouffées longues à forte puissance. Un passage de papier absorbant sur la connexion du pod suffit à les retirer. Nos autres pistes de diagnostic sont réunies dans le guide des problèmes de confort courants.
Questions fréquentes
Armour GS ou Armour G, quelle différence pour le tirage ?
L’Armour G remplace l’accu 18650 par une batterie intégrée de 3000 mAh, dans un boîtier de 113 x 38 x 28 mm. Il existe en version DTL, livrée avec des GTX de 0,2 et 0,4 ohm, et en version MTL. Le GS est livré avec des GTX de 0,15 et 0,3 ohm, donc plus orienté vers une vapeur dense.
Les cartouches de l’Armour G vont-elles sur le GS ?
Oui. D’après la fiche du fabricant, les deux appareils utilisent la même famille de cartouches, les pods G Series. Le GS est vendu avec la version DTL du pod, et les résistances GTX se montent dans les deux.
Comment bloquer la puissance pour ne pas perdre son réglage ?
Le menu, accessible par trois pressions rapides sur le bouton Fire, propose une option Watt Lock qui fige la puissance choisie. Un interrupteur placé sous l’écran sert, lui, à verrouiller tout l’appareil avant de le ranger dans un sac.
Quelle contenance pour le pod vendu en France ?
Vaporesso annonce le pod G Series en 5 ml, et en 2 ml pour la version dite TPD, conforme à la directive européenne sur les produits du tabac. Plusieurs boutiques françaises affichent 5 ml sur leur fiche, et c’est la boîte qui fait foi.
Faut-il recharger l’accu dans l’appareil ?
La recharge par USB-C, en 5 V et 2 A, est prévue par le fabricant. Plusieurs tests conseillent toutefois un chargeur dédié, jugé plus rapide, plus sûr et moins éprouvant pour l’électronique du mod.
Ce qu’il faut retenir pour régler l’Armour GS Vaporesso
Sur ce pod, le tirage se construit dans un ordre précis. La résistance d’abord, puis la puissance, réglée depuis le bas de la plage annoncée, et l’airflow en dernier, ouvert jusqu’à une aspiration naturelle.
L’accu mérite la même attention que le liquide. Un modèle au courant de décharge suffisant et un e-liquide riche en VG évitent la plupart des déceptions. Réglé avec méthode, l’Armour GS Vaporesso montre que l’inhalation directe se travaille aussi finement que le tirage serré, à condition de chercher son confort plutôt que la puissance maximale.
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Contenu éditorial réservé à un public adulte. Les produits du vapotage peuvent contenir de la nicotine, une substance qui crée une forte dépendance. Cet article n’est pas une recommandation d’achat.